Valeurs de l’association

Elles se fondent sur :

  • Une approche humaniste (primauté donnée à la personne) et solidaire de la lutte contre les phénomènes de ruptures et d’exclusion de toute nature. Il s’agit de promouvoir des personnes dans la totalité de leur potentialité, de leurs attentes et de gérer un public marginalisé,
  • La prise en charge des personnes pour qu’elles s’intègrent d’une façon harmonieuse et réussie dans la société qui est la notre, et pour cela, aménager des « possibles », créer de l’espoir, penser des évolutions, mettre des limites aux risques de l’exclusion,
  • Une contribution active au mieux vivre ensemble ; acteur de la démocratie de proximité, l’Association milite pour faire connaître aux élus et aux habitants que les personnes prises en charge ont leur place dans la cité. Son action est d’œuvrer pour la reconnaissance et le respect de leurs droits, et dans le rappel de leurs devoirs,
  • Une affirmation dans le cadre de notre démarche de nos valeurs laïques et républicaines, acteurs du pluralisme : des croyances, des cultures et des opinions.

Au nom de ces valeurs, l’Association se reconnaît dans la charte de partenariat des Associations de Réseau 38.

Missions de l’association

Elles s’inscrivent dans une mission de service public.

  • Pour les définir, l’Association a pris en compte la réflexion de salariés, ceci à partir de différents « mots clés » qui lui semblaient importants car représentatifs des interventions qu’ils effectuent dans leur travail éducatif au quotidien.
  • Pour reprendre ces « mots clés », nous pourrions parler de leur mission comme un travail d’accueil, d’hébergement, de prise en charge physique et psychologique, d’accompagnement, d’éducation auprès des jeunes et de leurs familles, afin de les aider à acquérir l’autonomie nécessaire pour parvenir à une insertion tant sociale que professionnelle.

Toutes ces actions visent à les protéger.

Les notions de protection, d’éducation et d’accompagnement sont proches, car faire un bout de chemin avec l’enfant ou l’adolescent, lui permettre de vivre ses propres expériences, surtout avec lui et non à sa place, c’est l’aider à se tourner vers l’extérieur, à faire ses propres choix, tout en lui permettant de « se poser », de se préserver et d’intégrer les notions de règles, de limites et de droits. C’est une mission hautement socialisante.

Que nous parlions d’éducation, de rééducation ou de réadaptation sociale, nous ne devons en aucun cas nous substituer à sa famille. Celle ci étant en général le premier lieu de socialisation de l’enfant, il nous paraît évident de prendre en compte son histoire familiale pour l’aider à se construire une identité affective. Il nous semble utile de préciser que cette mission se déclinera différemment suivant l’âge de l’enfant.

Eduquer, c’est permettre à un individu d’aller vers l’extérieur, mais c’est aussi une transmission de savoirs, de règles et de valeurs.

La question de l’autonomie se décline de manière différente chez l’enfant et l’adolescent.

Pour le jeune enfant elle repose sur :

  • La prise en charge de ses rythmes et besoins personnels.
  • Une attention toute particulière portée à l’organisation du temps et du quotidien afin de lui permettre d’acquérir peu à peu un sentiment de stabilité et de sécurité.

Pour l’adolescent cette accession à l’autonomie doit lui permettre de passer d’une position infantile à une position d’adulte.

L’accompagnement s’exerce aussi par la transmission de valeurs de la vie en collectivité (socialisation) et de la société (citoyenneté). Cet accompagnement doit permettre aux jeunes de construire leurs propres valeurs dans le respect des autres et des lois qui régissent notre société :

« Il faut leur permettre de relire leur passé pour construire leur avenir »